DUNKERQUE: PATRIMOINE & URBANISME - Cyrille Misérolle-Velpry
  Florent TULLY
 
FLORENT GUILLAUME TULLY (1698 - 1784)


Florent Guillaume TULLY est né à Lincks en Irlande vers 1698.
Il épousera Marie Magdelaine LEMOINE avec qui il aura une fille, Marie Anne Anastasie Joseph TULLY, née le 31/03/1756 à Dunkerque, cette dernière épousera le 11/01/1774 à Dunkerque Pierre Armand THIERY, fils de Pierre Joseph, Entrepreneur des Travaux du Roi et échevin de la ville de Dunkerque en 1768.
Marie Anne sera aussi la belle-mère de Jean Pierre LABBE, commissaire à l'administration de l'habillement de l'armée et de Marie Pierre François Paul DULIEGE, payeur général de la 2ème Division du Département du Nord.

Florent Guillaume TULLY fut écuyer, échevin de Dunkerque, Officier de Dillon et Médecin Extraordinaire du Roi d'Angleterre (Charles Edouard STUART) , nommé correspondant de Sauveur-François
, correspondant de l'Académie Roy des sciences de Paris.

Monsieur TULLY est l'auteur de l'excellent "Essai sur les maladies de Dunkerque (1760) dont je vous livre un extrait ci-dessous




Des Registres de L'Académie Royale des Sciences du 31 Janvier 1759.
 
Les Observations Météorologiques faites à Dunkerque par M. Tully, Médecin pensionné de cette Ville, font précédées d'un Discours préliminaire assez court, qui indiqua l'influence des Météores sur la santé des hommes.
 
 
Dans tous les Climats, & dans tous les Pays , dit M. Tully , on observe que quand le» vents de Sud, qui font chauds & humides, ont régné long-temps , il survient des maladies contagieuses & putrides ; la tête est pesante âc affectée d'une espéce de surdité qui dispose au sommeil.
 
 
M. Tully pense avec Hippocrate, & Prosper Alpin que les vents de Nord font cesser les maladies occasionnées par les vents de Sud; mais qu'ils en font naître d'inflammatoires.
 
 
Le vent d'Est, qui vient d'un grand continent, est ordinairement sec; & le vent d'Ouest qui traverse une grande étendue de Mers est communément humide. M. Tully observe que cette régie généralement vraie, souffre des exceptions qui dépendent de la situation des lieux.
 
 
La Pluie, la Neige ,la Grêle & la Gelée font des météores qui influent aussi sur nos corps, M. Tully renvoyé , à ce qu'il en dit dans son Essai sur les Maladies de Dunkerque.
 
 
M. Tully prétend que l'inflammation des matiéres sulphureuscs qui produisent les éclairs, dépurent la masse de l'air.
 
 
M. Tully donne quelques conjectures sur la maniéré dont les vents chauds & humides du Sud occasionnent des épidémies putrides, & il propose, pour les prévenir , d'entretenir le vencre libre, & de se plonger deux ou trois fois la semaine dans un bain froid seulement l'espace d'une minute , & de se faire ensuite essuyer avec des linges chauds. Ce bain,dit-il, ne corrige pas le vice de l'air comme le vent de Nord, mais il produit un effet à peu près pareil fur nos corps, avec cette différence, qu'en l'employant avec modération on évite d'occasionner les maladies qui succèdent aux vents de Nord. Notre Auteur se plaint que ce remède , qu'il croit très-efficace, Ôc qui étoit pratiqué par les anciens Médecins soit presque proscrit présentement.
 
 
M. Tully détaille ensuite les raisons qui l'ont engagé à donner à ses Observations météorologiques la forme qu'il a adoptée, & il avoue y avoir reconnu quelques défauts qu'il corrigera dans la fuite, & il s'étend beaucoup fur la comparaison des deux Thermomètres qu'il a employé , l'un qu'il a fait venir de Londres , & qui avoit été fait par M. Adams, & l'autre qu'il a fait suivant les principes de M. de Reaumur.
 
 
Notre Auteur forme ensuite quelques conjectures fur la cause de plusieurs Maladies; mais il se tient au point que l'observatîon luî fournit, & il termine cette petite théorie er» disant : Avouons de bonne foi que la cause de presque tous les phénoménes nous est voilée.... En attendant de plus grands éclaircissemens , nous abandonnons à des gens plus éclairés la recherche des causes pour nous borner à l'observation des faits > étude de plus à notre portée: heureux si les Observations suivantes peuvent être de quelque utilité au traitement de* maladies.
 
 
Les Observations commencent en Août 1754 & finissent en Juillet 1757 ; elles font présentées par tables , qui font formées de cinq colonnes. Dans la premiere est le Jour du mois , dans la seconde les Vents qui ont régné . dans la troisième , l'État du Ciel, dans la quatriéme & cinquième les dégrés des deux Thermomètres.
 
 
Toutes ces Observations se présentent dans un très-bel ordre. Si l'Académie jugeoit que ces tables imprimées en entier dussent occuper trop de place dans le volume des fçavans Etrangers , on pourroit se borner à imprimer les Récapitulations, que M. Tully a mises à la fin de chaque mois , dans la forme que nous allons rapporter.'
 
 
Décembre 1757.
Le vent a soufflé 2 fois du Nord.
 
 
11 fois du N. E.
4 fois du N. O.
1 fois de E.
4 fois du Sud.
y fois du. S. E.
3 fois du S. O.
1 fois de E.
 
 
,11 y a eu 4 jours de soleil 17 jours de temp» «ouvert; íçavoir, 8 jours de pluie, 19 de brouillard , 17 de gelée , 1 de grêle , $ de neige, 3 de tempête.
 
 
Le Thermomètre de M. deReaumura monté 7 dégrés au-dessus de zera, & a descendu 3 dégrés & demi au-dessous ; ainsi la variation a été de Io dégrés & demi.
 
 
Le Thermomètre de M. Adams a varié de jo à 22 , cç qui fait 2,8 degrés.
 
 
Signé Duhamel Du Monceau.
certifie fcet Extrait ci-dessus conforme à son Original. A Paris ce 7 Mars 1759.

(extrait laissé dans son "jus")

Florent Guillaume TULLY meurt à Dunkerque en son domicile rue de l'église (actuellement rue Clémenceau) le 3 décembre 1784

Ci dessous son acte de décès et sa transcription pour une meilleure compréhension




 
987 Florent TULLY (Source ADN - 5 Mi 27 R 062)

"L'an de grâce mil sept cent quatre vingt quatre, le cinquième de décembre, je soussigné vicaire après avoir chanté le service solennel de la cloche  Jésus, ai enterré au cimetière de Saint Eloy, le corp de feu Sieur et Maître Florent Guillaume TULLY, homme marié, âgé de quatre vingt six ans, natif d'Irlande, Ecuyer, ancien officier au Régiment de Dilon, Docteur en Médecine, correspondant de l'Académie Royale des Sciences de Paris, Médecin Extraordinaire du Roy d'Angleterre et ancien échevin de cette ville, décédé avant hier à neuf heures du matin dans son domicile rue de l'Eglise, administré des Saint Sacrements ordinnaires, ont été témoins Monsieur Armand THIERY, négociant, gendre du défunt et Monsieur Joseph Marie MARTI, trésorier du Roi, gendre du défunt qui ont signé en double avec moy jour et an que dessus "


 

 
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